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Tag: yann orhan

Memories, miroir noir

by on Mar.04, 2010, under Photography, quote

des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu’on ne pourra pas retrouver. C’est cela aussi vivre. Mais à l’intérieur de notre esprit – je crois que c’est à l’intérieur de notre esprit – il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j’imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaitre précisément ce qu’il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l’aérer, changer l’eau des fleurs. En d’autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.

H. Murakami – “Kafka sur le rivage”

“Lost opportunities, lost possibilities, feelings we can never get back. That’s part of what it means to be alive. But inside our heads – at least that’s where I imagine it – there’s a little room where we store those memories. A room like the stacks in this library. And to understand the workings of our own heart we have to keep on making new reference cards. We have to dust things off every once in awhile, let in fresh air, change the water in the flower vases. In other words, you’ll live forever in your own private library.”

Haruki Murakami, Kafka on the Shore


photos: yann orhan

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Butterfly & The Infinite Sadness

by on Feb.26, 2010, under Photography, quote

A l’origine, la forme du labyrinthe s’est inspirée de celle des boyaux.
Autrement dit, le principe du labyrinthe existe à l’intérieur de toi.
Et il correspond à un labyrinthe extérieur à toi.
– C’est une métaphore ?
– Exactement. Une métaphore à double sens. Ce qui extérieur à toi, c ‘est la projection de ce qui est intérieur, et l’intérieur est la projection de l’extérieur. Souvent, quand tu mets les pieds dans un labyrinthe extérieur, c’est que tu entres aussi dans un labyrinthe intérieur.
Dans la plupart des cas, c’est très dangereux.

H. Murakami – “Kafka sur le rivage”

They admired the complex shape of intestines.
So the prototype for labyrinths is, in a word, guts.
Which means that the principle for the labyrinth is inside you.
And that correlates to the labyrinth outside.’
‘Another metaphor,’ I say.
‘That’s right. A reciprocal metaphor. Things outside you are projections of what’s inside you, and what’s inside you is a projection of what outside. So when you step into the labyrinth outside you, at the same time you’re stepping into the labyrinth inside. Most definitely a risky business.’

Harukami, Kafka on The Shore


photos: yann orhan

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